méditerranéenne
| Caractéristiques | |
| Cuisine | méditerranéenne |
| Spécialité | Gastronomique |
| Accomodations | terrasse |
| Possibilités | à emporter, repas végétarien |
| Prix | |
| Budget | €65€ |
| Entrée | €14 à €22 |
| Plat principal | €25 à €30 |
| Dessert | €7 à €12 |
| Heures d'ouverture | |
| lu | de 19:00 à 23:00 |
| ma | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| me | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| je | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| ve | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| sa | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| di | fermé |
Soleil à table
Une cuisine ensoleillée, emplie de saveurs du sud: voilà ce que l'on aspire en cette fin d'été pour le moins pluvieux. Alors, que fait-on? On se dirige vers le restaurant bruxellois qui sublime les produits de la méditerranée et plus précisément (mais pas uniquement) ceux de la Grèce natale du chef-propriétaire. Notos est le nom désignant le vent du sud, associé à la fin de l'été, le vent des pluies et des orages. Dans son restaurant lumineux grâce à ses murs blanc-gris, à ses tables dressées, garnies d'un nappage immaculé, Constantin Erinkoglou nous apporte en cette fin août ce qui nous a manqué durant ces deux mois de vacance: du soleil même si celui-ci se réserve à la seule assiette et au seul verre. Alors, devant un verre de vin blanc, on débute par un amuse-bouche: un petit beignet de cabillaud et skordalia (une sorte d'aïoli)aux noix et betteraves. L'organisation en cuisine étant parfaite, le service ne traîne pas. Devant un autre verre de blanc, du cépage local assyrtiko, voici deux assiettes qui nous emmènent aux bords de la mare nostrum. Simplicité et justesse dans la préparation de ces préparations froides, oui, mais également une touche de créativité qui fait la différence. Alors, se succèdent du poisson (le bar) mariné, une mini terrine de légumes à l'huile d'olive (poivron, courgette, aubergine) et un tarama loin des couleurs rose fluo habituelles... Et voici des lentilles au vert (coulis de poivron, persil, aneth...), un mille-feuilles d'aubergines à la mousse d'amandes et de surprenantes (et fondantes) rillettes de poulet de Ciscarie.
Devenu quasi un classique du restaurant, on apprécie ensuite les fleurs de Pontos (nom grec de la Mer Noire). Il s'agit de raviolis farcis à la viande (porc, bœuf et un peu d'agneau) façonnés en forme de fleur. Ils sont pochés dans un bouillon de poule fermière et des épices. C'est absolument délicieux. Avec la poularde farcie (haché, foie de canard et raisins de Corinthe), voilà un plat goûteux qui clôture un repas à la fois d'une (apparente) grande simplicité (au vu des produits utilisés), épuré, presque déconcertant mais sublimé par ces petites touches, ces petits plus, qui font la différence entre une bonne cuisine sudiste et une autre, émouvante sans aucun maniérisme.
Dans les verres, le chef importe en direct de très nombreux vins d'un pays qui fut, historiquement, à la base de l'œnologie européenne. Il faut privilégier, sur sa carte, les blancs et rouges issus des vieux cépages autochtones: l'assyrtiko blanc du Château Julia de Lazaridis (€32) ou le rouge de l'appellation Néméa 2006 (cépage agiorgitiko) du Domaine Papaionnou (€32). La bonne affaire? Le menu à €55 pour 4 services. Et on se damnera en finale pour l'assiette de desserts, influencés par l'Afrique du Nord et la Turquie toute proche.
Quand le "vent du sud" nous apporte ses saveurs méditerranéennes