belgo-française
| Caractéristiques | |
| Cuisine | belgo-française |
| Spécialité | Fruits de mer |
| Accomodations | climatisation, terrasse |
| Possibilités | à emporter |
| Prix | |
| Entrée | € à € |
| Plat principal | € à € |
| Dessert | € à € |
| Heures d'ouverture | |
| lu | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| ma | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| me | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| je | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:00 |
| ve | de 12:00 à 14:30 et de 19:00 à 23:30 |
| sa | de 12:00 à 15:30 et de 19:00 à 23:30 |
| di | de 12:00 à 15:30 et de 19:00 à 23:00 |
Le bon air de la mer
On connaissait le Toucan, brasserie moderne et chaleureuse, voilà la version upgraded. Niché, un peu plus haut sur la dune (vous savez que Bruxelles est un gros château de sable), Toucan-sur-Mer vient d'ouvrir.
Une belle enseigne amarrée sur un coin, de larges fenêtres qui en été s'offriront aux rayons du soleil, un espace blanc immaculé comme un galet, un lustre où scintillent des gouttes de verre d'écoutille, un long bar de chrome et de galuchat (du cuir de peau de raie), sur lequel nagent, gravés, de dodus poissons. A droite, en entrant, le banc et l'équipe d'écaillers, identifiables à leur pull marin à la ligne typiquement bretonne.
Bretagne, le mot est lâché qui identifie à la fois le patron, Jean-Michel Hamon, originaire de la région de Riec-sur-Belon (oui, belon, les huîtres!), et le chef, Jean-Pierre Gascoin qui a fait ses études à Guérande (le sel). C'est dire si ces deux lascars s'y connaissent quand il s'agit de parler produits de la mer. Nous nous installons le long du bar ce qui s'avère bien pratique pour commander à la volée coupes de champagne et muscadet au verre. Pour commencer, on craque pour un plateau de fruits de mer: quelques huîtres, dont la perle noire, une variété qui offre sa mâche saline, son arrière goût de noisette, sa fraîcheur vibrante... Des bigorneaux et des bulots bien assaisonnés. Des crevettes bouquet qui ne partent pas en purée et nous permettent d'apprécier la mayonnaise maison, parfaitement moutardée et poivrée. Un oursin que nous nous partageons, alors là, si vous n'avez jamais goûté à ce hérisson de la mer, vous vous devez d'essayer! L'aspect (un truc mi-spongieux mi-gélatineux vaguement orange dans un jus noir) est certes peu ragoûtant, mais au palais, quelle finesse: un puissant parfum de rose vigoureusement iodé et une longueur en bouche qui laisse longtemps les papilles en émoi. Cette première étape est un grand succès, le pain de seigle, le beurre aux algues (du Bordier, rien que ça Madame!), la délicieuse mayo, tout atteste d'un souci du détail et d'une volonté d'offrir de la qualité.
Je continue avec une cassolette de haricots blancs aux palourdes (13,50€): un petit jus bien goûteux et de beaux coquillages, c'est joliment légumier et amidonné, ça tient au corps avec toute l'élégance de sa simplicité. Très en fête dans cette belle brasserie, mon homme a quant à lui commandé un classique bordelais: huîtres et saucisses (12,50€)! Ca peut sembler bizarre, mais je vous assure que voilà un mariage paillard très réussi.
Nous poursuivons avec un blanc de seiche au citron vert grillé à la plancha et qu'accompagnent des bâtonnets de navets caramélisés (l'un des légumes oubliés que Bruno Sud-Ouest importe en exclu pour une poignée de restaurateurs bruxellois) et une fondue de légumes. Cette composition originale est parfaite, à la fois légère et maternante, elle confirme ce que je sais depuis longtemps déjà; à savoir que le chef sait exactement ce qu'il fait quand il cuisine la mer.
Un nouvel écailler et une brasserie consacrée aux produits de la mer, mais où l'on peut aussi déguster une viande.