française
| Caractéristiques | |
| Cuisine | française |
| Spécialité | Gastronomique |
| Accomodations | climatisation, terrasse |
| Possibilités | repas végétarien |
| Prix | |
| Entrée | €14 à €18 |
| Plat principal | €28 à €55 |
| Dessert | €36 à €40 |
| Heures d'ouverture | |
| lu | de 19:30 à 21:30 |
| ma | de 12:30 à 14:30 et de 19:30 à 21:30 |
| me | de 12:30 à 14:30 et de 19:30 à 21:30 |
| je | de 12:30 à 14:30 et de 19:30 à 21:30 |
| ve | de 12:30 à 14:30 et de 19:30 à 21:30 |
| sa | fermé |
| di | fermé |
Un chef qui sait ce qu'il veut
Christophe Hardiquest est le chef de chez bon-bon. Un homme ambitieux: après avoir décroché une étoile Michelin en 2004, il décidait qu'il ne lui était pas possible de continuer dans le petit espace qu'il occupait à Uccle, lieu d'ailleurs particulièrement difficile d'accès. Ses envies d'expansion ont été minées par la crise du crédit en 2008, jetant aux orties le deal quasi conclu avec Jean-Pierre Bruneau à Ganshoren. Tant pis, il y a d'autres chefs étoilés qui veulent partir à la pension. Et l'année dernière, la villa avec jardin 'Des 3 Colours', du chef étoilé (1991-2000) José Tourneur, à l'avenue de Tervuren était reprise. Juste avant Pâques, la rénovation est terminée, et Madame et moi nous y rendons par un superbe jour de mai, alors que la terrasse vient d'^étre placée.
Les menus semblent tous jouer la carte de la surprise, et vu que les prix à la carte sont, eux, stratosphériques, nous optons pour le menu du marché (€67 pour trois services) et constatons qu'il n'y a pas de variante proposée avec les vins adaptés. Comment peut-on faire un choix de vins sans savoir ce que l'on va manger? J'explique au sommelier que si nous laissons carte blanche au chef, il est logique d'en faire autant avec lui. Un quart d'heure plus tard, les bouchées arrivent. Un serveur pédant les présente, totalement désintéressé, et de manière quasiment incompréhensible. Malgré ce mauvais départ, le chef nous épate avec ses amuse bouches: sorbet de bloody mary, tapenade d'olives, filet de canard salé avec mousse de café/cacao/foie gras, gazpacho de melon au gingembre et biscuits au gruyère au piment d'espelette. Des goûts très prononcés, une approche que l'on retrouvera tout au long du repas. Ici, on travaille surtout avec herbes et épices.
Le chef fait mouche avec l'entrée. Un divin carpaccio de veau aux délicieuses asperges de Malines grillées. A côté, une anchoïade, une mousse de feta, un tempura et un sorbet de sauge. L'étiquette du vin blanc nous a été cachée (€10 le verre) afin que nous puissions en deviner la provenance. A peine avons-nous terminé les entrées que le plat principal nous arrive. Le timing est un peu brusque. Le saint-pierre avec sa salade tiède de légumes de printemps et mousse de tomate a un peu trop cuit, et la portion a la taille d'une entrée. Le vin mystérieux nous est présenté: un Terres Dorées 2009 un chardonnay classé du Beaujolais.
Nous recevons, pour terminer, deux desserts plutôt qu'un, et le premier est superflu: la gariguette de fraises a un goût d'eau, et l'assiette est assez désordonnée. Par contre, le deuxième dessert est de niveau. Deux mini babas avec quenelles de sorbet de griottes et glace au rhum raisin. La note (€211) est une bonne affaire en termes de rapport qualité-prix, niveau brasserie. On vise ici la deuxième étoile Michelin, à raison.
Un chef tellement talentueux qu'il peut se permettre des menus surprise.