- Cette exposition, organisée dans le cadre de l'année de la gastronomie et de Brusselicious, a pour but d'illustrer, à travers les collections des MRAH, les petites et les grandes découvertes qui, à travers le temps, ont profondément bouleversé la manière de concevoir l'alimentation et le repas.
Cachets à beurre du XIXe siècle utilisés par le paysan afin de pouvoir identifier la provenance du beurre, toute petite poivrière du XVIIe qui démontre combien à cette époque le poivre était précieux, coupe à boire grecque sur laquelle on voit un personnage féminin passant le vin au tamis pour en enlever le trop plein d'épices sensées le parfumer, vase péruvien en forme de personnage tenant un piment qui deviendra grâce à Colomb l'épice du pauvre en Europe, un nécessaire de voyage japonais pour la cérémonie du thé datant du XIXe, une coupe en verre mérovingienne qui peut contenir 400 ml de vin mais qui n'a pas de pied et qu'on doit donc boire sans pouvoir la poser, une cuillère à frite réalisée par Philippe Wolfers, célèbre joaillier belge, qui démontre que la frite a, en 1926, sa place sur toutes les tables belges même les plus luxueuses, et bien d'autres objets et oeuvres vous invitent à un voyage culinaire à travers l'histoire !
L'exposition se veut à la fois ludique et pédagogique. Le feuillet mis à votre disposition à l'entrée vous donne des informations sur les objets présentés mais aussi des anecdotes intéressantes. Un guide du visiteur, avec des textes courts et des illustrations, vous sera offert gratuitement.
Et sur présentation de votre ticket d'entrée, vous recevrez un kir gratuit à l'achat d'un repas au restaurant Le Midi Cinquante, situé à l'entrée du Musée.
Savez-vous pourquoi les Anglais sont de grands consommateurs de thé? Parce que, ce produit originaire de Chine et introduit en Europe au début du XVIIe siècle, est resté de luxe pendant longtemps mais devint de consommation courante dans la seconde moitié du XIXe siècle, après que des scientifiques anglais aient mis au point un procédé industriel permettant d'obtenir un thé noir de longue conservation.
Mais savez-vous aussi comment les Aztèques préparaient le chocolat ? Et encore, quelle fut la variété de laitage fermenté qui fut élue roi des fromages lors du Congrès de Vienne? Vous trouverez toutes les réponses à ces questions et à bien d'autres au sein de la double exposition Bon appétit, qui témoigne de la participation de nos musées au projet Bruxelicious de cette année 2012: puisque la gastronomie est à l'honneur à Bruxelles au travers de manifestations diverses, l'occasion était idéale de se pencher sur les objets qui permettent le boire et le manger. Et c'est un véritable plaisir de se promener entre les verres à vin de toutes sortes, les tasses à thé en porcelaine fine, les moules à gâteau, à chocolat ou encore à crème glacée, bref au sein de tous ces objets qui avant d'être des œuvres préservées dans un musée, sont avant tout des artefacts liés à une pratique bien concrète.
Au Cinquantenaire, la disposition est heureuse: les objets sont regroupés dans une salle d'expo temporaire par type de denrées et des panneaux et autres guides offrent de belles ouvertures sur l'histoire de ces produits, sur leur utilisation au cours de siècles jusqu'à aujourd'hui. Car si certains aliments sont tombés en désuétude, d'autres reviennent à la mode et il est parfois curieux de découvrir la carrière que fait un produit (par exemple le haricot) à l'autre bout du globe.
Au Musée d'art ancien, les toiles qui traitent de la gastronomie sont restées dans leurs salles, mais des autocollants les distinguent à l'œil du visiteur qui trouvera des explications dans un petit guide.
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